Type de soutenance
HDR
Nom
KOTT
Prénom
Christina
Directeur(s) de thèse
Ulrich Pfeil, Professeur à l’Université de Lorraine (Metz), garant
Composition du jury

M. Daniel Meyer, Université de Strasbourg
Mme Marie-Bénédicte Vincent, Université de Franche-Comté
M. Philippe Cordez, Musée du Louvre
Mme Bénédicte Savoy, Technische Universität Berlin
M. Ulrich Pfeil, Université de Lorraine (Metz)

Résumé


Pour une histoire transnationale et politique du patrimoine culturel pendant et après les guerres mondiales : France – Allemagne – Europe

Titre du manuscrit inédit : « In der Collaboration auf dem Kunstgebiet Freude und Erfolg ».  « Kunstschutz » als Instrument der NS-Besatzungspolitik am Beispiel Frankreich, 1939-1945 (Le Kunstschutz comme instrument de la politique d’occupation nationale-socialiste en France pendant la Seconde Guerre mondiale)
 

Le manuscrit inédit qui sera présenté lors de la soutenance HDR constitue la pièce maîtresse du projet scientifique global « Pour une histoire transnationale et politique du patrimoine culturel pendant et après les guerres mondiales : France – Allemagne – Europe ». L’ouvrage examine ce que l’on appelle le Kunstschutz, « protection de l’art », un service de la Wehrmacht mis en place dans ses administrations militaires pendant la Seconde Guerre mondiale. À partir de sources inédites, il analyse de manière critique son rôle au sein de la politique d’occupation nationale-socialiste, en particulier dans la France de Vichy. L’analyse fine de la genèse, des acteurs et des domaines d’action de cette unité à cheval entre domaine militaire et civil permet de démontrer que si le Kunstschutz a certes contribué en partie à la préservation du patrimoine culturel français, il a toutefois principalement servi d’instrument de collaboration et de propagande au service des intérêts allemands. En mettant en lumière ses liens avec les organisations nazies et son importance stratégique pour la puissance occupante, l’étude réfute le récit largement répandu dès 1945 selon lequel le Kunstschutz aurait eu un caractère purement conservatoire et apolitique. En guise de conclusion, l’étude émet et discute la thèse du Kunstschutz comme l’un des nombreux « malentendus fructueux franco-allemands » et s’interroge au sujet des possibles répercussions de ce dernier sur les relations culturelles et scientifiques entre les deux pays dans les années d’après-guerre.


The unpublished manuscript to be presented during the Habilitation thesis defense is the centerpiece of the broader research project “Toward a Transnational and Political History of Cultural Heritage During and After the World Wars: France—Germany—Europe.” The work examines what is known as the Kunstschutz, or “art protection,” a unit established within the military administrations of the German Wehrmacht during World War II. Drawing on unpublished sources, this research critically analyzes its role within National Socialist occupation policy, particularly in Vichy France. A detailed analysis of the origins, key figures, and areas of activity of this unit—which straddled the military and civilian spheres—demonstrates that while the Kunstschutz certainly contributed in part to the preservation of French cultural heritage, it primarily served as an instrument of collaboration and propaganda in the service of German interests. By highlighting its ties to Nazi organizations and its strategic importance to the occupying power, the study refutes the narrative—widely circulated as early as 1945—that the Kunstschutz was purely a conservationist and apolitical entity. In conclusion, the study proposes and discusses the thesis that the Kunstschutz was one of many “fruitful Franco-German misunderstandings” and questions its possible repercussions on cultural and scientific relations in the aftermath of World War II.

 

Equipe
HDR
Mots clés
Date de soutenance