Dans « La Mort à Venise », Thomas Mann fait presque le pari de l’immobilité : un écrivain en mal d’inspiration séjourne dans une Sérénissime languissante, menacée par une épidémie de choléra, et s’y éprend d’un adolescent avec lequel il n’échange pas un mot. Pourtant, plus d’un siècle après sa parution, la nouvelle continue de fasciner ses lecteurs. Frédéric Teinturier, qui vient d’en établir une nouvelle édition dans la collection « GF » (Flammarion), nous invite à percer les secrets de cette œuvre énigmatique.