Daniel Kazmaier, soutient pour son Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) vendredi 19 juin 2026 à partir de 14h00 à 17h00 à l’Espace Rabelais, Salle des thèses, Ile du Saulcy à Metz.
Sa soutenance s’intitule « Négativité, Matérialité, Médialité : La Littérature comme mode de connaissance ».
Le jury sera composé de :
Madame Carola Hähnel-Mesnard, Université de Lille,
Madame Stefanie Buchenau, Université Sorbonne Nouvelle – Paris,
Monsieur Werner Wögerbauer, Nantes Université
Madame Romana Weiershausen, Université de la Sarre, Allemagne,
Monsieur Achim Geisenhanslüke, Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main, Allemagne,
Monsieur Olivier Agard, Sorbonne Université,
Madame Anne Feler, Université de Lorraine,
Madame Françoise Lartillot, Marraine scientifique – Université de Lorraine,
Monsieur Till Dembeck, Université de Luxembourg, membre invité.
Le dossier est intitulé : Négativité, matérialité, médialité : La littérature comme mode de connaissance
Il comprend un document de synthèse, une sélection d’articles et de contributions, une monographie publiée (Poetik des Abbruchs. Literarische Figurationen von Negativität im 17. und 18. Jahrhundert (Pascal - Greiffenberg - Pyra). Würzburg: Königshausen & Neumann 2016 (Poetik & Episteme Bd. 1).) et un manuscrit inédit: Schreibweisen des Schicksals / Ecritures du destin. Deutsch-französische Konstellationen um 1800 und in der Zwischenkriegszeit / Constellations franco-allemandes vers 1800 et durant l’entre-deuxguerres.
« Qu’est-ce que la littérature ? ». Les éléments de réponse à cette question se fondent sur la prémisse que la littérature doit être comprise comme un mode de connaissance sui generis et s’articulent autour des trois notions donnant le titre à ce dossier.
La négativité est d’abord envisagée comme structure d’expérience là où les garanties transcendantes de sens se dérobent à l’expérience humaine immédiate. Se situant à l’intersection de la théologie négative et des philosophies modernes, la négativité produit des figurations littéraires. Ce constat conduit à une attention accrue à la matérialité des textes, en dialogue avec la critique génétique et les théories de la scène de l’écriture. La matérialité du texte littéraire constitue-t-elle une mise en scène dans le texte ou bien est-ce la forme elle-même du texte qui est à considérer à tout moment de l’analyse ? Partant de là, il convient d’interroger les conditions médiatiques de l’expérience esthétique et leurs dispositifs dans lesquels les textes s’inscrivent : les supports techniques, les formes de distribution, la langue dans laquelle un texte s’exprime et les procédés de symbolisation. La littérature apparaît comme un lieu privilégié de réflexion sur nos cadres conceptuels, nos médias et nos formes de vie.