JE La transition vue sous le prisme de l’espace dans les relations triangulaires « France-Allemagne-« Afrique » (subsaharienne) » : quelles lectures ?

Descriptif

 

 

  • journée de travail du 22 juin 2026 – Université de Lorraine Metz et online
  • 23 juin 2026 : 18h : Lecture de Stefanie Gerhold « Das Lächeln der Königin » - Universität des Saarlandes (Seminar von Pr Dr Romana Weiershausen)

Dans ce groupe de travail, nous souhaitons aborder les relations France-Allemagne-Afrique fin 20e début 21e telles que marquées par plusieurs transitions : écologique, numérique, économique, mais aussi et surtout médiologiques et artistiques et en lien avec la question de la spatialisation.

Pour les étudier, nous souhaitons croiser deux ensembles de paramètres.

Des paramètres géopolitiques et culturels définis par le cadre macrohistorique et macrogéographique propre aux pensées du postcolonialisme : dans ce cadre, la pensée de l’espace est indexée à celle des relations asymétriques déterminées par l’héritage colonialiste et la volonté éventuelle de réhabiliter la mémoire des faits, qui se heurte à des résistances pérennes, mais permet aussi de réinventer l’humanisme (Hall, Bhabha, Said, Spivak, Glissant, Singaravélou, Diouf)

Des paramètres liés à l’expérience vécue et sa représentation. Dans ce cadre, il s’agit de penser la transition dans les termes de lieu et d’espace au sens de Michel de Certeau, qui définit l’espace comme le résultat d’activités humaines par rapport au lieu qui est sensé figurer (au moins un temps) un ordre stable de rapports, des réflexions qui peuvent se transposer à une pensée renouvelée des notions de nation ou de région, relativement à celle de monde.

Ces réflexions pourraient engager à interroger des productions artistiques et leur contribution à une évolution transitionnelle de l’espace public par leur manière de représenter. On pourrait concevoir des projets sur le théâtre comme art spatial ou bien sur les frontières qui apparaissent sous un nouveau jour si l’on les comprend dans une dynamique de transition ou bien sur la temporalité de notre notion de stabilité ou durée. 

L’utilisation de la notion d’« Afrique subsaharienne » devrait être a minima complétée par des considérations sur des régions d’Afrique (qui seraient encore à différencier des nations).

La finalité de notre rencontre du 22 juin sera de bâtir un programme pour un colloque qui se tiendra en 2027 (date envisagée 22 – 23 octobre 2027). 

Lieu
Metz et online
Organisateur(s)
Cécile Chamayou-Kuhn, Daniel Kazmaier, Françoise Lartillot